Investir dans les locaux d’activité ?

 

Par Anne-Catherine HELLMANN

Gérante chez SERRIS

 

Si on reprend l’historique, 2017 : on parle de « placement en hausse », 2018 : « année exceptionnelle », 2019 : « année extrêmement dynamique »… avec pas moins d’1 million de m² réalisés au travers de 900 transactions.

Les termes élogieux ne cessent de fuser à l’égard de cette typologie, mais que nous réserve 2020 ? une « année record » ? Est-il encore pertinent d’investir sur cette typologie d’actifs, y a-t-il encore une place à prendre ?

La réponse est évidemment oui, même un grand OUI.

Dans un contexte où les investisseurs cherchent à se diversifier par manque de produits « dits-sécurisés » comme le bureau, l’activité apparait comme attractive avec des positionnements géographiques (on peut noter, sans tous les citer, la région Rhône-Alpes, la région parisienne…) et des signatures de qualité (avec des engagements fermes des utilisateurs conscients d’un marché en forte progression).

En parallèle de ces investisseurs, on observe depuis peu un regain des sociétés utilisatrices de devenir ou redevenir propriétaires de leurs locaux afin de mieux maîtriser leurs coûts et dans une logique « marketing » de détention de leur siège social.

Il est important de nuancer cette réponse enthousiaste par la nécessité de renouveler l’offre actuelle avec notamment le lancement et la création de nouveaux parcs d’activités ainsi que par la restructuration des anciens parcs obsolètes.

Les notions de clef en main et de lancement « en blanc » refont surface sur un marché longtemps « boudé ». A ce titre, nous pouvons dénombrer, sur les trois prochaines années, pas moins de 70 chantiers de parcs d’activités prévus qui développeront environ 500.000 m². Ces chantiers sont lancés autour de trois piliers principaux que sont : la qualité du lieu d’implantation (stratégie), la qualité de l’architecture (polyvalence) et la qualité des équipes de construction (accompagnement).

 

Source : Lettre M² n°424 de février 2020