Crédit immobilier : la hausse des taux se poursuit dans la région


La hausse des taux de crédit immobilier se poursuit de mois en mois, selon les intermédiaires en crédit. En Auvergne-Rhône-Alpes en février, ceux-ci ont en effet augmenté au vu des barèmes communiqués ces dernières semaines par les établissements partenaires d’Emprunt-Direct.com.

 

Le courtier précise toutefois que les relèvements s’avèrent d’une amplitude plus ou moins forte suivant la qualité du profil de l’emprunteur. «Les dernières mises à jour des grilles montrent en effet une hausse moins prononcée sur les excellents dossiers que sur les profils jugés de moindre qualité. On peut ainsi observer des hausses allant jusqu’à 15 points de base pour les bons dossiers, contre une augmentation maximale de 10 points de base pour les excellents dossiers. Pour ces profils, on notera que les hausses sont plus manifestes sur les durées longues, de 25 à 30 ans », notent l’intermédiaire.

 

Amplification de la sélectivité

« Les taux en Auvergne-Rhône-Alpes poursuivent leur ascension, et ont de nouveau augmenté par rapport au mois de janvier. La forte baisse des rendements observée au cours des derniers jours sur les marchés obligataires n’a pour l’heure pas eu d’impact sur la politique des banques en matière de distribution de crédit », indique Alban Lacondemine, président fondateur d’Emprunt Direct.

 

« On notera toutefois une amplification de la sélectivité chez les établissements bancaires. Des hausses de taux assez marquées sont notamment intervenues pour les ménages aux dossiers les moins qualitatifs, quand les meilleurs profils bénéficient d’augmentations moins sensibles. Cette situation tend à accroître davantage l’écart entre les taux appliqués aux excellents profils et ceux proposés aux dossiers de moins bonne qualité », ajoute-t-il.

 

Selon l’intermédiaire, l’avis formulé il y a deux mois par le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), présidé par le ministre des Finances, va sans doute avoir pour conséquence « un amoindrissement drastique de la production à destination des emprunteurs au profil moins qualitatif en 2020 ». « Sont ainsi exclus du marché certains ménages proches du revenu médian mais aussi ceux désirant réaliser un investissement locatif », prévient le courtier.